Qui suis-je ?
Je suis Sana El Khamlichi, artiste peintre.
J’ai commencé à peindre il y a maintenant trois ans, en décembre 2022.
La peinture est entrée dans ma vie comme une évidence, presque sans prévenir. Je ne saurais dire d’où cela m’est venu : un jour, simplement, j’ai eu envie de peindre. Alors j’ai acheté quelques tubes de peinture, des pinceaux, quelques toiles et je me suis lancé.
Avant cela, je n’avais jamais dessiné, jamais peint, ni pratiqué aucune forme d’art. J’ai commencé parce que j’en avais besoin, sans même le savoir.
Peut-être que ma sensibilité était déjà là, endormie, notamment dans mon choix de me tourner vers des études de philosophie, et qu’elle cherchait un endroit où s’exprimer. La peinture est justement devenu cet espace libre, silencieux, où je peux déposer ce que je ne parviens pas toujours à dire autrement.
Elle est pour moi davantage qu’un moyen d’expression, mais une autre forme de langage qui me permet d’explorer mes émotions, de leur donner forme et vie. En un sens, d’exprimer l’indicible.
Ma vie s’articule autour de deux axes essentiels : l’écriture et la peinture.
Deux formes d’expression qui s’entrelacent, se répondent, et m’aident à mieux me comprendre, à mieux faire face à mes émotions, en les accueillant, en les laissant vivre doucement, sans chercher à les contenir ni à les refouler.
Pour moi, le but d’une œuvre d’art est d’abord de répondre à une nécessité intérieure : le besoin d’exprimer quelque chose d’intime, mais pourtant universel. À travers la peinture, je cherche à vivre et à faire vivre. Je ne cherche pas à reproduire fidèlement le visible, mais à faire exister ce qui habite en moi, qui est parfois ignoré, mis de côté, ou qui échappe au regard ordinaire.
Ce que j’aime le plus dans la peinture, c’est jouer avec les couleurs. Pourquoi ? Parce qu’avec la couleur on peut donner forme à tout. Elle permet de révéler l’indicible, d’exprimer des émotions brutes, de tisser des paysages intérieurs qui ne ressemblent à rien de connu. Ce jeu des couleurs est pour moi un voyage, une exploration sensorielle et émotionnelle, où le concret s’efface pour laisser place à l’invisible.
Ce que je cherche, ce qui m'inspire.
Je ne cherche ni la précision, ni le réalisme. Je ne vise pas la maîtrise technique ou l’excellence. Mais j'essaie plutôt, grâce à la peinture, de voyager ailleurs et de faire voyager à mon tour. Je construis des ponts vers d’autres mondes, des espaces où mes états d’âme, parfois sombre, parfois lumineux, peuvent se transformer en une explosion de couleurs.
Parmi mes inspirations, il y a tout d’abord Hirohiko Araki, mangaka de JoJo’s Bizarre Adventure, qui occupe une place particulière dans mon cœur. J’ai été profondément marquée par son usage des couleurs et par l’expressivité de son trait, à une période clé de ma vie.
Je peux bien sûr également citer la peinture expressive et brute comme le fauvisme, avec Henri Matisse, ou l’expressionisme. Il y a aussi une touche d’impressionnisme et surtout de post-impressionnisme dans mes tableaux, on peut penser à Van Gogh, Gauguin ou Paul Signac.
J’ai une admiration particulière pour l’Art Nouveau, en particulier les œuvres de Gustav Klimt, dont l’héritage transparait dans l’utilisation du doré que je fais dans mes propres peintures.
Mon œuvre.
C’est de ce tissage, ma sensibilité, la philosophie, mes lectures, mes rencontres, mes joies et mes déceptions, qu’est née la personne que je suis aujourd’hui et les œuvres que je crée.
Ces influences s’entrelacent pour composer mon univers artistique. Un monde en construction, toujours en mouvement, où la peinture et l’écriture dialoguent pour explorer la complexité du cœur humain.